Même s’ils le font tous, cela ne prouve pas que ce soit forcément bien, voire juste!
«L’homme est un être imitateur,
et celui qui marche en avant conduit le troupeau.» Johann Friedrich von Schiller
Et tant pis pour nous si celui qui mène
la marche est un escroc!
Vous aussi, vous pensez que ce que tous
font ne peut être foncièrement mauvais? Et pourtant, rien ne l’affirme;
il suffit de prendre l’exemple de l’escroquerie à l’assurance
qui, disons-le honnêtement, est devenue quasiment un sport national.
Mais, pour commencer, posons-nous la question du pourquoi. En fait,
le principe qui se cache derrière tout cela est celui de la preuve
sociale. Avec la rapidité actuelle de développement de l’information
et de la complexité des modes de vie, ce principe ne cesse de gagner
en poids. Et puisque nous ne pouvons pas être spécialistes en tout,
nous avons pour habitude de nous fier à la preuve sociale, c’est-à-dire
au bien-fondé de notre comportement en regardant ce que les autres
font. Ainsi, la majorité, ou les «people», nous servent d’indicateur
de la preuve sociale. Un indicateur qui, de plus, est très facile d’accès.
Pour vendre, les escrocs ont tendance à révéler le nombre précis
des personnes qui ont déjà acheté tel ou tel produit, ou encore les
noms des personnalités qui s’en servent. En effet, l’impact de
la «preuve sociale» n’a pas de secret pour eux.
«Nous considérons
un comportement face à une situation donnée comme juste si nous l’avons
déjà observé chez les autres.» R. Cialdini
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